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Pus capable!

2014-08-25

Non, mais il y a toujours une limite à s’aimer et afficher comment bon et généreux l’on est. Il y a toujours une limite, sous prétexte d’aider une cause, de plutôt s’en servir pour mousser sa petite personne. Il y a toujours une limite à la superficialité, au petit coup d’éclat sans fond, à la fausse minute de gloire.

Le Ice bucket chalenge, c’est rapidement devenu ça. Et ça empire, chaque jour. Les mises en scène pour les vidéos coûtent parfois cinq, dix, vingt fois plus cher que la valeur du don. Et n’allez pas me dire que tout ça est fait par pur altruisme, pour parler et promouvoir une cause. Ou si peu. C’est bien plus une excuse, un prétexte pour se montrer, s’afficher. Et qu’est ce qu’on retient? Le côté spectacle. La cause, on s’en fout. Ce n’est vraiment pas de cette façon que l’on sensibilise et que l’on développe le côté altruisme des gens. Si c’est ça, je n’ai pas vraiment hâte de voir où nous en serons rendus dans quelques années. Le saut de bungee suspendu par les dents?

La compétition et la concurrence entre les différentes causes pour s’accaparer leur part des dons consentis créent une escalade des moyens qui ne s’attaque qu’au côté superficiel et ponctuel du don. Mais qui peut les en blâmer? Elles ont identifiées, avec succès, la vanité et l’orgueil des gens comme talon d’Achille. Mais à ce jeu, pour une cause gagnante, il y a des dizaines de causes perdantes.

Et maintenant, avec les réseaux sociaux, si on sent le besoin de dire et montrer chaque petit moment insignifiant de sa vie, j’imagine que de se faire verser une chaudière d’eau glacée sur le dos en constitue l’apothéose.

Et ce n’est pas tout. On se lance des défis. Publiquement. Et les coqs réagissent. Où se trouve alors le lien avec la cause? Bien loin. L’orgueil, la fierté, la vanité, et le narcissisme occupent tout l’espace. C’est pourtant dans l’humilité et la discrétion que le don prend tout son sens, parce qu’il est voulu et senti. Pas forcé ni subtilisé ou manipulé. Si vous avez besoin de vous faire verser une chaudière de glace pour donner à une cause, c’est peut-être parce que vous ne donner par pour les bonnes raisons . . . ou parce que votre petite image publique vous aveugle.

Alors maintenant, pensez à une cause qui vous est chère. Sortez votre chéquier et envoyez votre don, sans tambour ni trompette. Vous en retirez une grande satisfaction intérieure, car c’est cette satisfaction qui demeure la meilleure.

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Les femmes plus dépensières que les hommes!

2014-08-04

Je sais. Je risque de me faire tirer des roches, me faire traiter de sexiste, mais que voulez-vous, je travaille avec les chiffres et eux ne se formalisent aucunement du sexe des répondants.

Selon l’IRB, la légende urbaine voulant que les femmes soient plus enclines à consommer que les hommes serait en bonne partie fondée. Pour le démontrer, je n’utiliserai que quatre données qui se retrouvent dans les différents articles (6) du dossier Bonheur et consommation actuellement sur le site de l’IRB.

La première : De leur aveu même, les femmes sont moins nombreuses que les hommes à se qualifier de consommatrices raisonnables et responsables (70% vs 80%).

La deuxième : Elles sont conséquentes, car 20% des femmes se disent dépensières et émotives dans leurs achats contre seulement 10% pour les hommes.

La troisième : Les femmes sont plus nombreuses à se dire influencées par la publicité. En fait, 16% des hommes se disent imperméables à la publicité contre seulement 7% chez les femmes.

La quatrième : Près des deux tiers des femmes (62%) affirment acheter souvent ou quelquefois de façon impulsive et irrationnelle alors que cette proportion chute à 44% chez les hommes.

La seule chose en fait qui distingue les hommes dans leur comportement d’achat par rapport à la femme, c’est l’importance qu’ils accordent à la marque (44% important vs 33% pour les femmes).

Devrait-on être surpris de ces résultats? Aucunement. Sans vouloir trop généraliser, ils sont en droite ligne avec les caractères propres aux deux sexes. Passion, émotion et spontanéité du côté des femmes, calcul, réflexion et rationalisation du côté des hommes.

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Trouver son utilité!

2014-06-16

Quelle est l’une des pires choses qui puissent nous arriver? Je vous le demande. Pour plusieurs, et avec raison, c’est de s’avérer inutile. Perdre son utilité, aussi petite soit-elle, c’est un peu s’éteindre, disparaître, ne plus faire partie de l’actif d’une société, mais de son passif.

Coup sur coup, l’IRB a clairement démontré l’incidence de se sentir utile sur le bonheur des gens. D’abord avec l’article actuellement en page d’accueil qui démontre un écart de 33 points, oui, 33 points de l’IRB entre les personnes qui ont l’impression de se sentir « beaucoup » utile dans leur vie avec ceux qui, au contraire, ne se sentent pas vraiment utile.

Et l’utilité peut se manifester de bien des façons. L’IRB en a identifié et calculé quelques-unes. D’abord l’altruisme ou, si vous voulez, le don de soi et, dans une autre mesure, de son avoir. Ainsi, on observe un écart de 8 points de l’IRB entre les gens qui s’impliquent bénévolement sur une base régulière et ceux qui ne le font jamais ou très rarement. Un écart de 10 points entre ceux qui contribuent financièrement à des œuvres sur une base régulière vs ceux qui ne le font jamais.

Se sentir utile passe obligatoirement par une forme quelconque d’implication. Ceux et celles qui se disent engagés et impliqués socialement et écologiquement affichent un IRB moyen de 79,70 alors que l’IRB de ceux et celles qui ne le sont pas dépasse à peine 60 (61,90).

Finalement, d’un point de vue citoyen et à titre de résident d’une municipalité, ceux qui se disent détachés par ce qui s’y passe enregistrent un IRB moyen de 68,40 comparativement à 83,70 pour les personnes qui, au contraire, sont fortement intéressées par les activités et projets de leurs municipalités. Un écart, encore une fois, de 15 points.

Alors, quelle est votre utilité? En dehors de vos affaires très familiales et très personnelles? Quelle est votre cause? Ce n’est pas le choix qui manque. En vous impliquant, vous ferez d’une pierre non pas deux, mais trois coups. Vous aiderez une cause qui vous tient à cœur, vous améliorerez votre niveau de bonheur personnel en sous sentant plus utile et, par conséquent, celui de votre collectivité.

Ce n’est pas une recette infaillible, mais une avenue à explorer, un outil additionnel à insérer dans sa besace. Mais j’en conviens. C’est plus facile de l’écrire que de le faire.

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