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Un nouveau parti politique, le PJQ (Parti des jeunes du Québec)!

2012-05-17

Je lance cette idée. Comme ça. Pour provoquer. Parce qu’elle apparaît tellement naturelle. La scission entre les générations plus vieilles et celles plus jeunes est telle que ces derniers ne se reconnaissent aucunement dans une société vieillissante, dirigée par trop de bonshommes et de matantes dépassés.

Ces mêmes bonshommes et matantes qui affirment qu’il faut faire les choses autrement, différemment. Ils sont tellement ancrés dans leurs habitudes, leurs patterns et leurs mentalités qu’il s’avère presque impossible de les croire. De leur faire confiance. En ont-ils même la capacité? Leur seule préoccupation consiste à ne pas perdre de leur nombreux acquis. Ils ne regardent que les années de vie qu’ils leur restent, sans trop d’égard pour celles qu’amorcent les plus jeunes.

Le Québec de demain, ce n’est pas eux qui le définiront. Ça ne doit surtout pas être eux. Alors, pourquoi les jeunes ne fonderaient-ils pas un parti politique. Un parti avec des idées jeunes, nouvelles, innovantes, porteuses et mobilisatrices? Un parti ouvert de l’intérieur et vers l’extérieur. Un parti bien en vie et bien officiel qui n’a rien à voir avec les discrètes sections jeunesse des actuels partis politiques. Un parti inclusif, tolérant, axé sur le bien-être collectif et dans lequel tous pourraient se reconnaître, jeunes comme moins jeunes, car la jeunesse de l’esprit, c’est bien connu, ne se mesure pas avec l’âge, mais avec le niveau d’ouverture des gens et leur capacité à apprendre, se renouveler. C’est pour cette raison qu’il y en a tant qui sont déjà vieux à trente ans et d’autres, encore jeunes à quatre-vingts ans.

Les jeunes semblent actuellement les seuls en qui il est encore possible d’avoir confiance. Et ce nouveau parti nous ferait assurément découvrir de formidables leaders, leaders dont le Québec manque cruellement.

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L’accessibilité n’est pas qu’une notion financière!

2012-05-15

Dans le conflit sur la hausse de frais de scolarité, une notion est complètement absente du débat. D’un côté comme de l’autre. Celle de l’accessibilité psychologique. Pourtant, elle est primordiale. On préfère plutôt ramener le débat à une notion essentiellement comptable. Les chiffres et la finance, on le sait, sont bien plus faciles à comprendre et à expliquer pour démontrer quelque chose que toute notion issue de la psychologie dans son sens large.

Le prix psychologique d’un produit ou d’un service, malgré ce que vous pouvez en penser, est au cœur de toute stratégie marketing. Le prix psychologique répond à une grande question fondamentale. Combien les gens sont prêts à payer pour un produit X ou un service Y?

C’est ce qui fait que parfois, sans le savoir, on paie très cher pour quelque chose qui est loin de valoir ce prix alors qu’à d’autres occasions, le prix payé est avantageux par rapport à ce que l’on obtient en retour. Ce prix psychologique est suffisamment puissant qu’il détermine ou le succès ou l’échec et ce, peu importe sa réelle valeur.

N’en déplaise à tous les biens pensants de ce monde, l’accessibilité financière n’échappe pas à cette dynamique. Cette accessibilité n’est pas jugée que rationnellement par ceux qui auront à décider s’ils passent trois, quatre, cinq ou six ans de leur vie sur les bancs de l’école, mais aussi émotivement, d’un point de vue psychologique. C’est ainsi. C’est humain. C’est la réalité. Ce principe est universel et vaut également pour les études supérieures.

Ce prix psychologique peut en inciter plusieurs à emprunter d’autres voies que celles des études supérieures. Et c’est principalement à ce niveau que le bât blesse. Le prix psychologique associé à des études supérieures ne passe tout simplement pas et pour cette raison, entre autres, les hausses annoncées constituent un frein à leur accessibilité et doivent être revues et, pourquoi pas, indexées annuellement en fonction du coût de la vie.

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4,24!

2012-05-08

Ou 42,40 si vous préférez voir la note sur 100. Non, ce n’est pas le résultat moyen des étudiants québécois aux examens de math ou de français. Ce n’est pas non plus l’IRB moyen de ces mêmes étudiants.

C’est quelque chose de tout aussi pire cependant. C’est l’évaluation du niveau de confiance qu’on les Québécois vis-à-vis les différents pouvoirs qui les gouvernent (pouvoirs politique, médiatique, syndical et juridique). Un échec lamentable. Une sorte de catastrophe. De ma carrière et depuis le tout début de l’IRB en 2006, c’est, et de loin, la pire note jamais enregistrée pour une question comparable.

Une confiance en nette situation de rupture, une démocratie à la dérive aussi, une société qui ne mérite guère plus la définition qu’on lui accole et l’une des principales raisons de l’actuel règne de l’individualisme.

La société québécoise devient de plus en plus un produit que l’on gère, que l’on exploite, plus souvent au profit d’intérêts particuliers plutôt qu’en fonction du bien-être de l’ensemble de la population. Bien difficile alors de mériter la confiance, de cultiver la solidarité, de faire naître des projets mobilisateurs et rassembleurs alors que les constats d’abus de toute sorte, la suspicion, le désabusement et le cynisme composent le lot quotidien des Québécois.

Pour ceux et celles qui veulent tout savoir sur comment les Québécois se perçoivent et perçoivent la société ainsi que ceux qui la dirigent, je vous invite à lire Québécois 101, notre portrait en 25 traits. Vous en apprendrez et vous m’en donnerez des nouvelles.

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