3 juillet 2009
Tout le monde le sait, les Québécois sont des chialeux. C’est d’ailleurs, et de loin, le premier défaut que l’on se reconnaît, mais on a beau se plaindre tout le temps de tout et de rien, de la température surtout, les Québécois se plaisent ici.
Ainsi, seulement 3% d’entre eux souhaitent déménager définitivement dans un autre pays et 6% séjourner pour une longue période (5 à 10 ans) ailleurs qu’au Québec.
À l’opposé, plus de la moitié (54%) veulent vivre et passer le reste de leurs jours ici, au Québec. Quant au reste (36%), ils aimeraient bien passer 2 ou 3 ans dans un autre pays, histoire de changer le mal de place un peu.
N’est ce pas un peu paradoxal d’être à la fois si attaché à son pays (ou province, c’est selon) et en même temps si critique de cette société? L’expression que l’on s’attribue disant “qu’on se plaint le ventre plein” ne serait donc pas totalement fausse?
Moi, je dirais que nous sommes davantage mous et parce que nous sommes mous, nous sommes chialeux. Nous préférons chialer pour la forme et pour se donner un air critique ainsi qu’une bonne conscience et retourner au plus vite dans notre petit confort plutôt que d’agir et se retrousser les manches pour changer ce qui ne nous plaït pas ou nous plaît moins. C’est tellement plus facile. Vous en doutez???? Alors sachez que la même étude révèle que 74% d’entre nous considèrent que comme société, nous puissions nous améliorer encore beaucoup.
On a donc plus besoin “de bras” que de “chialeux”.
société
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27 juin 2009
Les nouvelles technologies, qu’il s’agisse des plates-formes d’échanges et de rencontres et de tous les types d’appareils de communication, nous sont vendus avec l’idée qu’elles contribuent à rendre les gens plus proches les uns des autres.
Foutaise! Entre le discours publicitaire et la réalité, il y a un monde. Imaginez, selon la dernière enquête de l’IRB (2 600 répondants quand même), seulement 13% pensent ainsi alors qu’ils sont trois fois plus nombreux (44%) à ne pas adhérer du tout à cette idée. J’avoue que je suis surpris des résultats.
Alors, à quoi servent toutes les avancées au niveau des technologies de l’information? Les réseaux sociaux que sont Facebook et compagnie n’ont-ils pas été créé avec cet objectif en tête?
Avec ces données, il semble effectivement exister deux mondes. Le réel et le virtuel. Le vrai et le faux. La qualité et la quantité.
Je demeure perplexe. Une question se pose. Est-ce la technologie qui est au service de l’homme ou le contraire? C’est une bonne question surtout lorsque la même enquête révèle qu’à peine le quart de la population (27%) se considèrent à jour et “up to date” par rapport aux différentes avancées technologiques.
Et vous, qu’en pensez-vous?
société
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22 juin 2009
Oui, j’ai des gros doutes.
La dernière enquête de l’IRB indique que pour 75% de la population, oui, 3 personnes sur 4 , c’est une préoccupation que de tenter de changer les choses dans la société et de contribuer, peu importe leur façon, à son amélioration.
Je vais être honnête et sans détour. Les gens se sont mentis. Ils ont pris leurs rêves pour la réalité ou mêler leurs intentions avec leurs actions. Une sorte de façon de se donner bonne conscience et d’étouffer dans l’oeuf l’embryon de sentiment de culpabilité.
Jamais au grand jamais je n’ai senti, au cours des trois dernières années et des quelques 600 questions posées, qu’une si grande proportion de gens était préoccupée de changer la société et encore moins était tentée de contribuer à son amélioration.
J’ai surtout observé le contraire, c’est à dire tout prendre ce qu’offre la société, la sucer jusqu’à la moelle pour satisfaire ses propres besoins et intérêts plutôt que d’essayer de lui en redonner un peu. Chacun pour soi et le reste, tant pis. L’individualiste règne en monarque, d’ailleurs, 78% de la population, dans une enquête subséquente, affirmait que les Québécois étaient beaucoup plus individualistes qu’avant.
Pessimiste me direz-vous? Non. Réaliste que je vous répondrai. Si tant de gens étaient vraiment préoccupés pour changer des choses, améliorer la société et y contribuer par leur effort de guerre, croyez-vous que l’on verrait ce que l’on voit?
société
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