25 août 2008
Loin de moi l’idée de déprécier ou de diminuer l’ampleur et la réussite du spectale de Céline sur les Plaines vendredi dernier, mais je me pose encore une question qui demeure sans réponse.
Lors de la finale combien grandiose où notre Céline internationale donnait la réplique à notre Ginette nationale, il m’est apparu clair, net et évident que Ginette dominait par la puissance de sa voix et l’émotion qui s’en dégagait. En fait, elle aurait pu enterrer Céline. Nous étions trois à constater la même chose.
Sur le chemin du retour, dans les rues, j’ai entendu plusieurs fois le même commentaire. Le lendemain, dans les médias, aucune mention et aucune allusion à ce petit détail. Alors, est-ce nous qui sommes dans le champ ou est-ce qu’aucun critique ou journaliste n’a voulu le souligner de peur de froisser le clan Dion/Angélil? J’ai beaucoup de respect pour Céline et ce, même si elle ne joue pas dans le même régistre que le mien. Son talent est indéniable et son succès planétaire, mais il semble dorénavant exister une omertä par rapport à Céline. Rien ne doit lui porter ombrage.
Ce n’est pas de désavouer le talent et la performance de céline que de vanter celle de Ginette Reno. Bien au contraire parce que Ginette Reno, ce n’est pas rien, même si elle n’a pas eu la carrière de Céline Dion. Mais que voulez-vous, notre culte de la vedette nous maintient dans cet univers un peu coincé qui ne permet pas de prendre un minimum de recul pour juger les choses par rapport à ce qu’elles sont. Et cela vaut évidemment pour les journalistes et les critiques.
Mais n’empêche. Les fêtes du 400ème de Québec s’annoncent un franc succès, un succès qui fera oublier à la Capitale Nationale ses insuccès du passé et qui donnera un élan de confiance et de dynamisme à la ville.
humeur
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19 août 2008
Enfin, ils se la ferment. Je veux dire les journalistes sportifs qui, pendant des jours, ont parlé davantage de l’absence de médaille des Canadiens que de performances. Pas croyable quand même. Partout où on peut «gosser» on «gosse». L’absence de médaille est devenue un enjeu national parce que les journalistes ne parlaient que de ça.
Avec maintenant 12 médailles, seulement à 4 de l’objectif, ils n’ont plus d’os à gruger, plus de négatif à sortir. Mais que vont-ils faire, ces pôvres journalistes? Trouver une maîtresse à Alexandre Despatie ou un drapeau québécois sous l’oreiller d’un athlète?
C’est l’exemple idéal de ce que font les médias de plus mauvais…et ils le font systématiquement. Passer à côté de l’essentiel pour parler du superficiel. Pour avoir déjà joué au volley ball au niveau international, je sais un peu ce qui se passe dans la tête d’un athlète et je peux vous affirmer une chose, ceux et celles qui sont aux Olympiques y sont au prix d’efforts douloureux et de sacrifices incroyables. Ils compétitionnent d’abord et avant tout pour eux et c’est bien ainsi. C’est souvent l’aboutissement d’une vie…Et tant mieux s’ils aident le Canada à mieux figurer au palmarès des médailles, sinon, tant pis.
J’ai un respect incroyable pour les athlètes en général et ceux qui participent aux Olympiques et je considère comme une disgrâce de la part des journalistes de leur imposer cette pression inutile et de faire ressortir leurs carences et faiblesses plutôt que leur force et leur détermination.
humeur
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12 août 2008
Franchement, je ne sais pas comment composer avec cette situation. Les analyses de recherches sont claires et ne laissent aucun doute. L’amélioration des conditions individuelles des gens se fait presque toujours au détriment des conditions collectives de la société.
Pourtant, il est normal et légitime de vouloir améliorer son sort. Alors, pourquoi faut-il que cette amélioration se fasse au détriment du collectif? C’est simple, l’amélioration de sa condition financière favorise l’individualisme. Le sens du collectif s’estompe peu à peu, notre univers se rétrécie pour se concentrer davantage sur notre petit monde de plus en plus confortable et l’empathie face aux problèmes sociaux et ceux des moins bien nantis que soi diminue en proportion.
L’amélioration de notre condition, c’est comme une couche invisible qui nous protège, mais qui nous isole également. Cette couche nous insensibilise sans même que l’on s’en aperçoive. Bien sûr, sans doute pour se donner bonne conscience, nous prétendons être des sociaux démocrates sensibles aux injustices sociales, à la pauvreté et aux problèmes des moins biens nantis, mais nos comportements trahissent ces prétentions.
J’aurais évidemment besoin de plus qu’un billet sur un blogue pour démontrer ce que j’avance mais, parole de scout, c’est la réalité. Une réalité que je trouve sournoise et insidieuse parce qu’elle fait partie intégrante de la volonté humaine d’améliorer son sort, volonté qui constitue l’objectif d’une vie.
Il faut donc faire preuve d’une grande sensibilité, d’altruisme et de magnanimité pour améliorer sa condition tout en restant ouvert aux problèmes des autres et ceux de la société dans laquelle nous vivons même si, individuellement, notre situation nous soustrait à bon nombre de ces problèmes.
Beau paradoxe n,est ce pas?
société
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