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Mais quelle belle idée!

2014-09-04

« Oublie un livre quelque part ». Mais quelle bonne idée. Quelle belle initiative porteuse et qui sera, j’espère, virale.  La lecture ne possède que des vertus. Elle représente l’une des activités les plus accessibles. La lecture nous informe, nous fait rêver, nous bouleverse, nous enrichit de toutes les manières.

Alors, d’oublier un ou des livres quelque part, comme le suggère Julie Patenaude et Kim Vincent, c’est offrir un beau cadeau. Parce qu’en plus, la lecture contribue au bonheur. L’IRB l’a vérifié à deux reprises. Les résultats de l’enquête de novembre 2010 confirment ceux obtenus trois ans plus tôt. Dix points séparent l’IRB des personnes qui ne lisent jamais avec celui des personnes qui lisent souvent (72,30 vs 82,30). Les résultats sont presque directement proportionnels à la fréquence de lecture.

Mais la lecture glisse toujours un peu. Sans doute parce qu’elle demande un certain effort. Le temps passé sur l’ordinateur augmente sans cesse et ce temps est pris d’abord à celui que l’on passait devant l’écran de télé, mais aussi et beaucoup au temps que l’on passait à lire. Près du quart des Québécois (23%) affirment que c’est principalement la lecture qu’ils ont délaissée au profit de l’ordinateur.

Et plus les années passent, plus les gens sont nombreux à affirmer lire moins qu’avant. La lecture, peu importe comment on regarde les chiffres, est toujours perdante. Pourtant, elle est si riche. Et le plus triste, c’est de constater que ce sont les plus jeunes qui sont clairement les plus nombreux à lire moins souvent qu’avant.

Alors oui, oublier un, deux ou même trois livres sur des bancs de parcs, dans un café ou les places publiques entre le 8 et le 14 septembre. Qui sait, vous donnerez ou redonnerez peut-être le goût de la lecture à une personne et, par le fait même, contribuerez à l’amélioration de son bonheur.

Moi, c’est certain, j’en laisserai trainer quatre ou cinq . . . dont les deux que j’ai écrits, vous m’en excuserez.

En passant, je profite de ce billet pour vous inviter à laisser des titres de livres que vous recommandez, des livres qui vous ont bouleversés. J’y vais avec les trois miens. « L’insoutenable légèreté de l’être » de Milan Kundera, l’incroyable « The road » de Cormac McCarthy (je l’ai lu en anglais celui-là, durant mon expérience de Naufragés des villes. C’est un de mes colocs qui me l’avait passé) et le fabuleux « L’avalée des avalés » de Réjean Ducharme.

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Pus capable!

2014-08-25

Non, mais il y a toujours une limite à s’aimer et afficher comment bon et généreux l’on est. Il y a toujours une limite, sous prétexte d’aider une cause, de plutôt s’en servir pour mousser sa petite personne. Il y a toujours une limite à la superficialité, au petit coup d’éclat sans fond, à la fausse minute de gloire.

Le Ice bucket chalenge, c’est rapidement devenu ça. Et ça empire, chaque jour. Les mises en scène pour les vidéos coûtent parfois cinq, dix, vingt fois plus cher que la valeur du don. Et n’allez pas me dire que tout ça est fait par pur altruisme, pour parler et promouvoir une cause. Ou si peu. C’est bien plus une excuse, un prétexte pour se montrer, s’afficher. Et qu’est ce qu’on retient? Le côté spectacle. La cause, on s’en fout. Ce n’est vraiment pas de cette façon que l’on sensibilise et que l’on développe le côté altruisme des gens. Si c’est ça, je n’ai pas vraiment hâte de voir où nous en serons rendus dans quelques années. Le saut de bungee suspendu par les dents?

La compétition et la concurrence entre les différentes causes pour s’accaparer leur part des dons consentis créent une escalade des moyens qui ne s’attaque qu’au côté superficiel et ponctuel du don. Mais qui peut les en blâmer? Elles ont identifiées, avec succès, la vanité et l’orgueil des gens comme talon d’Achille. Mais à ce jeu, pour une cause gagnante, il y a des dizaines de causes perdantes.

Et maintenant, avec les réseaux sociaux, si on sent le besoin de dire et montrer chaque petit moment insignifiant de sa vie, j’imagine que de se faire verser une chaudière d’eau glacée sur le dos en constitue l’apothéose.

Et ce n’est pas tout. On se lance des défis. Publiquement. Et les coqs réagissent. Où se trouve alors le lien avec la cause? Bien loin. L’orgueil, la fierté, la vanité, et le narcissisme occupent tout l’espace. C’est pourtant dans l’humilité et la discrétion que le don prend tout son sens, parce qu’il est voulu et senti. Pas forcé ni subtilisé ou manipulé. Si vous avez besoin de vous faire verser une chaudière de glace pour donner à une cause, c’est peut-être parce que vous ne donner par pour les bonnes raisons . . . ou parce que votre petite image publique vous aveugle.

Alors maintenant, pensez à une cause qui vous est chère. Sortez votre chéquier et envoyez votre don, sans tambour ni trompette. Vous en retirez une grande satisfaction intérieure, car c’est cette satisfaction qui demeure la meilleure.

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Les femmes plus dépensières que les hommes!

2014-08-04

Je sais. Je risque de me faire tirer des roches, me faire traiter de sexiste, mais que voulez-vous, je travaille avec les chiffres et eux ne se formalisent aucunement du sexe des répondants.

Selon l’IRB, la légende urbaine voulant que les femmes soient plus enclines à consommer que les hommes serait en bonne partie fondée. Pour le démontrer, je n’utiliserai que quatre données qui se retrouvent dans les différents articles (6) du dossier Bonheur et consommation actuellement sur le site de l’IRB.

La première : De leur aveu même, les femmes sont moins nombreuses que les hommes à se qualifier de consommatrices raisonnables et responsables (70% vs 80%).

La deuxième : Elles sont conséquentes, car 20% des femmes se disent dépensières et émotives dans leurs achats contre seulement 10% pour les hommes.

La troisième : Les femmes sont plus nombreuses à se dire influencées par la publicité. En fait, 16% des hommes se disent imperméables à la publicité contre seulement 7% chez les femmes.

La quatrième : Près des deux tiers des femmes (62%) affirment acheter souvent ou quelquefois de façon impulsive et irrationnelle alors que cette proportion chute à 44% chez les hommes.

La seule chose en fait qui distingue les hommes dans leur comportement d’achat par rapport à la femme, c’est l’importance qu’ils accordent à la marque (44% important vs 33% pour les femmes).

Devrait-on être surpris de ces résultats? Aucunement. Sans vouloir trop généraliser, ils sont en droite ligne avec les caractères propres aux deux sexes. Passion, émotion et spontanéité du côté des femmes, calcul, réflexion et rationalisation du côté des hommes.

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