[ Contenu | Voir menu ]

L’IRB innove, une fois de plus!

2015-04-08

On me dit déterminé, mais aussi entêté. C’est probablement vrai. Je ne lâche pas le morceau facilement. Il aura fallu quatre ans, mais l’idée lancée alors par un expert comptable qui assistait à ma conférence sur le bonheur au travail est maintenant une réalité. Lors de la période de questions, ce dit comptable avait apprécié la démonstration étroite entre travail et bonheur, bien compris ce qu’était l’indice de bonheur au travail (IRB-T), son potentiel et les différents facteurs sur lequel il repose, mais il demeurait sceptique sur l’acceptation de cet indice en entreprise. Pour une raison essentiellement. L’impossibilité de traduire l’accroissement du niveau de bonheur au travail en gain financier palpable et concret. Il avait alors dit que l’argent est le seul discours et le seul argument que les entrepreneurs comprennent ou veulent entendre. Le bonheur . . . hummmmm!

Il avait raison. J’étais en bonne partie d’accord avec lui, mais je lui ai répondu que j’aimerais bien transposer l’accroissement de bonheur au travail en gains financiers, mais je n’ai aucune idée comment procéder. Il m’a alors dit qu’il pourrait le faire. Que techniquement et d’un point de vue comptable, c’était tout à fait possible d’autant qu’il pouvait s’alimenter des nombreux résultats de recherches de l’IRB sur le sujet.

Nous nous donc sommes rencontrés et avons développés une belle complicité. Le principe avancé fonctionnait. Mais à force de se buter sur cette difficulté de convaincre les dirigeants d’entreprises de seulement leur démontrer que le bonheur au travail était un investissement rentable pour eux et leur organisation, est arrivée cette idée de leur forcer un peu la main en créant un calculateur qui leur permettrait d’obtenir des chiffres fiables.

Tadam! Le calculateur en gain de productivité est ainsi né et il est maintenant disponible. Simple et ingénieux, il permet à quiconque d’obtenir des approximations financières plausibles liées à l’accroissement de l’IRB-T (Indice de bonheur au travail) au sein d’une organisation.

Voilà la petite histoire derrière cet outil novateur. Et j’avoue. J’adore et je retire une intense satisfaction à rendre une idée concrète et palpable. Ça contribue à mon indice de bonheur.

 

Travail - 0 Commentaires

 

Le fleuve!

2014-12-01

Tout le monde l’admire et le respecte. On peut passer des heures à le contempler, surtout dans sa partie plus large. À se laisser bercer par sa musique. À s’émouvoir de toute la vie qui s’y trouve. À redouter aussi ses excès et son incroyable puissance. Il est si imposant.

Expliquer notre relation au fleuve, c’est expliquer nos racines, notre histoire. Depuis toujours, il imprègne le territoire de toute sa force et sa vie. Il marque les nôtres. Ne coulent pas seulement que du sang de nos veines, mais aussi de l’eau de ce fleuve. Il est vital et nous nourrit. D’absolument tout.  Il nous attire, comme un aimant. Que serions-nous sans ce fabuleux cours d’eau? Rien. Nous n’existerions même pas. Nous lui devons notre présence sur cette terre.

C’est pour cette raison, parfois inconsciente, que nous le chérissons et le protégeons de la sorte. Il est un joyau unique au monde. Il nous appartient autant que nous lui appartenons. Nous sommes indissociables l’un de l’autre. Au-delà des considérations économiques reliées à des projets pétroliers, au-delà des intérêts à courte vue de promoteurs et politiciens affamés et sans scrupule, au-delà mêmes des considérations environnementales évidentes et celles touristico-maritime intrinsèquement reliées au fleuve, nous avons une responsabilité ultime qui transcende toutes les autres, soit celle de prendre tous les moyens pour le garder le plus fort et le plus en santé possible. De sa force vient la nôtre. Son humeur influence notre bonheur.

Il nous a donné la vie, c’est notre rôle et notre devoir de protéger la sienne et de ne prendre aucun risque de l’altérer.

Les dirigeants de Trans-Canada ne l’ont jamais compris. Nous n’oserions jamais toucher et menacer leurs magnifiques Rocheuses. Qu’ils laissent alors notre fleuve tranquille et ravalent leur pétrole.

humeur - 0 Commentaires

 

Lettre à monsieur Couillard (2e)

2014-11-28

Monsieur Couillard, le 9 avril dernier, à la suite de votre victoire aux élections, je vous écrivais un billet qui, je crois, en était un d’espoir. Comme on dit, je laissais la chance au coureur, même si je n’avais pas voté pour votre formation. Je concluais ce billet en vous demandant simplement d’être bon . . . bon dans le sens le plus large du terme et surtout, dans son sens humain.

Près de huit mois après la diffusion de ce billet, je me rends bien compte que vous ne l’avez évidemment jamais lu. Pas dans le sens que j’espérais qu’il atterrisse instantanément sur votre bureau, mais, plus symboliquement, plus naïvement, assurément, un peu comme une bouteille à la mer qui finit par trouver son destinataire, peu importe le chemin qu’elle prend. Je vous invite à relire ce billet.

Vous ne pourrez alors que constater ma grande déception. L’espoir n’a pas duré longtemps. Le parti libéral étant ce qu’il est, c’est-à-dire un parti d’intérêt. Et à ce chapitre, je dois vous féliciter, car vous l’honorez merveilleusement bien.

Depuis quelque temps, j’essaie de comprendre, mais je n’y arrive pas. Les seules conclusions auxquelles j’arrive, quand je regarde votre approche, ne sont pas très glorieuses pour vous et vos collègues et pas très porteuses de bonheur pour la population. Et j’en suis d’autant plus déçu que votre gouvernement est dirigé par trois médecins. Des médecins, oui. Ceux qui devraient, naturellement, afficher une plus grande humanité, une meilleure empathie et veillez au mieux-être de la collectivité.

Mais je le disais un peu plus haut dans ce billet, je suis naïf. Idéologiste aussi. Il faut l’être un peu pour créer un indice de bonheur. Et je me suis mis à penser aux médecins et à l’attitude de certains d’entre eux. Ceux de votre âge particulièrement. Ceux qui possèdent la vérité, qui savent tout, qui ont le pouvoir de guérir. Ceux pour qui les patients n’ont rien à dire, ignorants qu’ils sont, ces pauvres. Ceux qui regardent en bas alors que leurs yeux pointent vers le haut, ceux pour qui l’humilité n’est qu’un concept pour les « loosers ». Ceux, finalement, qui sont fermés, trop convaincus qu’ils ne peuvent qu’avoir raison. Ce sont les plus mauvais médecins.

Monsieur Couillard, c’est précisément cette attitude que je perçois de votre gouvernement, à la différence que la population n’est ni votre client et encore moins votre patient. Que les structures existantes et les personnes qui les composent ne sont ni vos techniciens, ni vos infirmières.

Monsieur Couillard, nous ne sommes pas à votre service, c’est vous qui êtes au nôtre. Il faudrait que vous et vos amis le réalisiez. Et dans cette optique, il est primordial, au moins, d’écouter et surtout, de le faire avec toute la bonne volonté qui s’impose. Vous n’avez pas l’exclusivité des solutions et des bonnes idées, que non.

Monsieur Couillard, vous ne le sentez peut-être pas, mais la colère gronde. Et si elle éclate, vous n’aurez que vous à blâmer.

société - 0 Commentaires