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Conférences de Pierre Côté
Le Bonheur mis a nu

Les agriculteurs et le bonheur : Rien n’est parfait.

On entend beaucoup de choses sur les agriculteurs ou, plus largement, ceux et celles qui gagnent leur vie avec la terre et les animaux d’élevage. Une chose est certaine, ce n’est pas un métier et une vie facile, mais qu’en est-il exactement? De leur vie et de leur bonheur? 

Le bonheur est féminin 

Sur les 221 agriculteurs qui ont rempli le questionnaire de l’IRB, mentionnons d’abord, afin de couper court aux stéréotypes, que 112 des répondants (51%) sont des femmes agricultrices. Et ce qui frappe lorsqu’on analyse les données, c’est de constater l’écart important (7,35 points) entre l’IRB des femmes  et celui des hommes (76,29 vs 68,94). Pire encore, celui des agriculteurs qui vivent seuls alors que leur IRB descend à 66,63. En comparaison, celui des agriculteurs vivant en couple se situe à 78,27. Plus de onze points d’écarts, c’est beaucoup. Donc toute la détresse, la dépression et les difficultés rencontrées chez les agriculteurs isolés semblent confirmer et justifier en soi des mesures de détection et de prévention des cas les plus sérieux. Et pour en ajouter, notons que l’IRB des agriculteurs croît avec l’âge, ce qui démontre la difficulté de cette profession pour les plus jeunes.

Du chaud et du froid

Dans les détails, le bonheur des agriculteurs ne se porte pas si mal. Ils s’accomplissent, s’estime en relative bonne santé, affichent une situation financière correcte et se montre, globalement, assez satisfaits de leur travail, les plus de 45 ans davantage. 
 
Mais l’un des facteurs qui détonnent, c’est le sentiment de liberté des agriculteurs qui se situe très nettement en dessous de la moyenne nationale, particulièrement les 35-44 ans. Et cette faiblesse est encore plus marquée auprès des hommes et des agriculteurs qui vivent en famille. D’ailleurs, le facteur famille affiche une mesure de performance en dessous de la moyenne nationale et de façon plus marquée chez les hommes. On comprend que les exigences de ce métier peuvent facilement étouffer le sentiment de liberté et altérer, voir même créer des tensions avec les membres de la famille rapprochée.
 
Le niveau de reconnaissance des agriculteurs est légèrement déficient de même que le facteur amitié, mais encore là, l’amitié demande d’investir du temps pour l’entretenir et la faire grandir.
 
Est-ce lié à la nature de leurs activités, les agriculteurs se montrent asses sereins et font preuve d’un certain optimisme, les hommes davantage. Quant au facteur spiritualité, les résultats sont aux antipodes entre les hommes et les femmes, ces dernières acceptant beaucoup plus les choses inéluctables de la vie, comme vieillir et mourir.

 

La capacité d’adaptation des agriculteurs se veut légèrement déficiente, les hommes davantage, et cette lacune croît avec l’âge. Conséquemment, ils sont plus nombreux que la moyenne des Québécois à vouloir vivre dans le passé (moment présent). La sensibilité environnementale des agriculteurs se situe légèrement en dessous de la moyenne québécoise et leur degré d’ouverture laisse un peu à désirer, mais ils sont généreux (altruisme).

 

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