Les effets de la crise sur la consommation!

Les effets de la crise sur la consommation!

L'arrivée d'une crise économique provoque invariablement un resserrement de la ceinture et une rationalisation des dépenses de consommation. L'enquête de l'IRB révèle que 50 %des répondants ont déjà envisagé de modifier certaines de leurs habitudes de consommation alors que moins du quart (23 %) n'y ont même pas pensé.

Les hommes (26 %), les enfants uniques (26 %) et les personnes affichant les revenus les plus élevés (31 %) sont les groupes qui sont les plus nombreux à ne pas envisager changer leurs habitudes de consommation. À la lumière de ces données, il semblerait que la crise affecte davantage les plus petits salariés et se montre plus clémente envers ceux qui déjà sont favorisés.

Aucun secteur n'est épargné

Tous les secteurs sont touchés, mais aucun ne semble plus particulièrement affecté comme en fait foi le tableau suivant :

Voyages et vacances35%
Sortie culturelle (spectacle, théâtre, etc.)34%
Aménagement et rénovation (extérieure et intérieure)34%
Appareils et services électroniques (ordinateur, cellulaire, vidéo, etc.)32%
Alcool (vins, bières, spiritueux, etc.)29%
Biens semi-durables (électroménagers, téléviseurs, etc.)25%
Loisirs, sports et sorties entre amis(e)s9%
Alimentation (épicerie)2%

Analyse détaillée

Les personnes de 55 ans et + sont plus nombreuses à sabrer dans les voyages et les vacances (41 %) ainsi que les hommes (39 %), une tendance qui décroît avec le niveau de scolarité des répondants. 

Les hommes sont plus nombreux que les femmes à rationaliser leurs sorties culturelles (36 % vs 31 %) alors que ces sorties sont moins touchées par les 55 ans et plus (26 %), une tendance qui s'accentue, encore une fois, avec le niveau de scolarité des répondants.   

Alors que les personnes vivant en milieu rural sont plus enclines à sabrer dans l'achat de biens semi-durables que les personnes vivant en milieu urbain (32 % vs 23 %), on assiste au contraire pour ce qui est des dépenses d'aménagement et de rénovation. Ainsi, plus du tiers    (36 %) des personnes vivant en milieu urbain identifie ce poste contre 26 % pour celles vivant en milieu rural.

Aussi, les intentions de couper dans les dépenses en aménagement et rénovation croissent avec le niveau de scolarité des répondants due, en grande partie, à la propriété qui suit également le niveau de scolarité.

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à vouloir couper dans les dépenses pour les appareils électroniques que les hommes (35 % vs 28 %) de même que les jeunes de 25 à 34 ans (38 %).

Les dépenses en alcool et celles reliées aux loisirs, aux sports et aux sorties entre amis (e)s ne montrent pas de profils particuliers alors que 6 % des personnes monoparentales devront couper dans l'essentiel, soit l'épicerie. Les répondants qui identifient ce poste comme dépenses qu'ils devront couper, manifestement, sont au bout de leurs ressources comme le démontre leur IRB moyen qui n'est que de 63,50, 14 points en dessous de l'IRB moyen québécois.