L'église catholique, presque moribonde!

L'Église catholique, presque moribonde!

Au Québec, l'église catholique est presque moribonde. Si 60% des répondants se disent croyants, 88% d'entre eux ne sont pas pratiquants. À moins d'une prise en charge par l'état du patrimoine religieux que représentent les églises, leurs ventes ou leurs transformations en condos n'ira pas en diminuant.

L'avenir s'annonce guère prometteur. Les personnes plus âgées, plus pratiquantes, seront progressivement remplacées par les plus jeunes qui sont, de tous les groupes d'âges, ceux qui sont les moins croyants et les moins pratiquants.

Le même parallèle pourrait se faire avec le niveau de scolarité. Le Québec produit de plus en plus de diplômés universitaires alors que ces derniers, à l'opposé de ceux qui n'ont qu'un diplôme de secondaire 5, se montrent, et de loin, les moins croyants et les moins pratiquants.

Un lien de confiance brisée; un pardon devenu presque impossible

Les abus du passé pèsent très lourd sur les épaules de l'église catholique. Son caractère doctrinaire, autoritaire, abusif et fermé qui a maintenu les francophones pendant tant d'années sous le joug et l'emprise de l'église se retourne contre elle à un point qu'il faut parler de scission tellement profonde que le retour du balancier s'avère improbable voire même impossible.

Questionnés sur le sentiment qui traduirait le mieux leur pensée face à ce qu'a représenté et ce que représente encore l'église catholique, les réponses des participants sont incisives et sans appel.

Seulement 5% demeurent fidèles face à la pensée de l'église catholique et à son idéologie.
18% se disent sensibles face à son déclin et à sa perte de popularité.
21% se montrent indifférents face à ses problèmes et revendications.
- 18% se disent méfiants face à son discours
28% se montrent amers face au pouvoir et aux abus du passé
7% sont agressifs face à la main mise qu'elle a eue sur les Québécois

La méfiance, l'amertume ou l'agressivité sont les sentiments qui traduisent la pensée de plus de la moitié des Québécois (53%). En ajoutant l'indifférence (21%), sentiment souvent pire que les trois précédents, ce sont les trois quarts des Québécois qui entretiennent une relation négative envers l'église catholique.

Dans un tel contexte, l'église doit faire bien plus que demander pardon, elle doit le penser réellement et revenir à la base de ce qu'elle prône, l'humilité, la charité et la sensibilité.