
L’environnement oui! Mais comment?
La problématique environnementale ou le difficile pari de transférer une préoccupation en actions concrètes.
Pour l’environnement, les indicateurs sont tous dans la zone rouge. Tout le monde s’en déclare préoccupés (90%), mais très peu passent de la préoccupation à l’action concrète.
La problématique environnementale ne se situe plus au niveau de la sensibilisation de la population, mais davantage dans la responsabilisation de cette dernière et dans la concrétisation de ce qui ressemble encore trop à des vœux pieux.
Pourtant, cette préoccupation environnementale a beaucoup à voir avec le bonheur, le lien entre l’un et l’autre ayant été maintes fois démontré au point de faire de cette sensibilisation à l’environnement un des 23 critères d’influence du bonheur.
De fatalisme à optimisme
Le hic, c’est que le gâteau ne lève pas comme il devrait. Il existe un fatalisme certain face aux enjeux environnementaux, que ces derniers prennent racine dans notre cour ou dans celle du voisin. À preuve, 90% de la population admettent qu’elle pourrait en faire davantage en ce qui regarde les différents petits gestes quotidiens que l’on pose pour améliorer l’environnement.
Ce fatalisme ou cette forme de «déresponsabilisation» s’explique davantage lorsqu’on apprend que plus de la moitié de la population (51%) se considère impuissante face aux problèmes environnementaux. Pire encore, 48% ne croient pas que la race humaine viendra à bout de ces problèmes.
Pourtant, nous n’avons qu’à prendre le taureau par les cornes, envoyer un message clair sur nos intentions comme société et donner le ton, comme, par exemple, en imposant une taxe sur les produits jugés nocifs à l’environnement. Plus des trois quarts de la population (76%) seraient en effet d’accord avec une telle initiative alors que seulement 7% s’y opposent. On en parle depuis des années, mais rien ne se fait.
Les revenus de cette taxe pourraient être dédiés exclusivement à des projets ou des actions bénéfiques pour l’environnement. Nous parlions, dans un article précédent, de leadership, de collectivisme et de projet de société, n’en voyez-vous pas un se dessiner à travers la problématique environnementale?
Évidemment, pour que de telles initiatives voient le jour, il faut pouvoir compter sur les ingrédients nécessaires que sont le courage et le leadership, ingrédients qui semblent se faire de plus en plus rares si l’on se fie à ce que les Québécois en pensent.
Mais il y a des signes encourageants que nous livre le dernier palmarès des leaders de l’IRB. Ainsi, parmi les 20 premiers leaders identifiés, quatre sont très étroitement liés à l’environnement et trois d’entre eux n’ont pas quarante ans.
Alors, la prise en charge collective de l’environnement ne pourrait-elle pas devenir un des projets de société qui nous manque tant? Ne pourrait-on pas se donner là un défi à notre mesure, une cause qui nous rassemblerait? Peut-être, par la suite, serions-nous plus que 13% à penser que la société de demain sera meilleure que celle d’aujourd’hui!
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IRB moyen 74,10 78,20 |
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