
L’euthanasie, le grand débat des prochaines années!
Si l’on ne se fie qu’aux récentes données de l’IRB, la légalisation de l’euthanasie ne poserait pas de problème moral majeur, car près des trois quarts des répondants (72%) se disent en accord alors qu’un maigre 4% s’y opposent et 23% se montrent hésitants. Ces données confirment d’ailleurs celles, presque similaires, que l’IRB avait dévoilé en décembre 2006.
Les donnés nous démontrent également qu’un certain nombre sont d’accord pour légaliser l’euthanasie, mais ne seraient pas prêts à l’appliquer pour eux-mêmes. Ainsi, 56% des répondants seraient tentés d’abréger leurs souffrances s’ils se savaient atteint d’une maladie dégénérative et souffrante, mais 36% hésiteraient et 7% n’oseraient pas. La mort, lorsque nous y sommes confrontée, semble faire reculer les intentions d’en finir avec la vie, même si celle-ci n’a plus grand-chose de digne et valable à nous offrir.
Cette hypothèse prend davantage de valeur alors que seulement 48% des répondants considèrent que nous devrions être les seuls à pouvoir déterminer le moment de notre mort et la façon d’y mettre fin alors que 39% sont plus ou moins d’accord avec une telle affirmation tandis que 12% affichent leur désaccord. L’IRB de ces derniers apparaît d’ailleurs légèrement plus élevé que celui des précédents. Cette possibilité d’être seul responsable de notre mort, paradoxalement, semble enlever un certain sens à la vie.
Hommes vs femmes
Confrontés à des décisions morales ou spirituelles importantes, les hommes affichent toujours plus de détachement et de pragmatisme. Ils sont rationnels. À l’opposé, les femmes démontrent de l’empathie, de la compassion et cette force intérieure de poursuivre, d’aller jusqu’au bout même si tout semble terminé. Leur plus grand attachement à la vie vient sans doute du fait qu’elle la donne. Elles se montrent plus déterminées et préparées à la souffrance.
C’est ce qui explique, du moins en partie, que les femmes sont moins nombreuses que les hommes à vouloir abréger leurs souffrances (51% vs 62% pour les hommes) et moins nombreuses également que les hommes à souhaiter la légalisation de l’euthanasie (67% vs 77%).
Les enfants uniques
Est-ce par égoïsme, par fatalisme, par pragmatisme, par individualisme ou par cynisme, mais l’attitude des enfants uniques se démarque de celle des autres. Ils sont, et de loin, les plus nombreux à vouloir abréger leurs souffrances (72% vs moyenne de 56%), à souhaiter la légalisation de l’euthanasie (81% vs moyenne de 72%) et à pouvoir déterminer le moment de leur mort (53% vs moyenne de 48%).
Au fil des enquêtes, le profil des enfants uniques se précise, se confirme et se valide. La description faite dans la revue Coup D’œil en avril 2007 ne se dément pas.
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IRB moyen 79,60 66,70 |
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