
La dette du Québec est de 125 milliards : ouais, pis après!
C’est bien connu. Lorsque des éléments prennent des proportions trop grosses, les gens décrochent et cessent de s’identifier à une préoccupation qui les dépasse et pour laquelle ils ne trouvent plus de repères, ne pouvant alors évaluer et situer l’impact de leurs actions pour en changer le cours. Ça ne devient plus un problème collectif, mais le problème des autres, un problème dont on ne fait ni partie de la cause et, encore moins, de la solution. Une sorte d’indifférence alors s’installe.
C’est un peu le cas de la dette du Québec alors que l’enquête de l’IRB nous apprend qu’à peine le quart de la population (26 %) s’en dit fortement inquiet et préoccupé. Il y en a davantage (27 %) qui ne s’en soucient aucunement.

Cette inquiétude face à la dette croît avec l’âge ainsi que les revenus des répondants. Les hommes, davantage que les femmes (31 % vs 21 %), sont plus nombreux à s’en montrer fortement préoccupés alors que les répondants qui se situent à la droite de l’échiquier politique sont presque le double de ceux situés à la gauche à s’en inquiéter fortement (36% vs 20%). . . Et plus on se montre préoccupé et inquiet, plus cela affecte négativement notre indice de bonheur, 3 points séparant l’IRB de ceux fortement inquiets de la dette du Québec de celui des personnes qui ne le sont pas du tout (75,50 vs 78,80). Comme pour toute chose, il n'est jamais favorable, au niveau du bonheur, de trop s'en préoccuper. Triste constat, mais bien réel.

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IRB moyen 79,10 74,80 |
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