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Les meilleurs et les moins bons employeurs!

L’IRB se veut prudente dans ce classement, car pour certains domaines d’emplois, le nombre de répondants est faible et la fiabilité statistique est plus douteuse. Ces derniers sont donc identifiés d’un astérisque *. Il n’y a toutefois pas de fumée sans feu et ces palmarès sont assez révélateurs de tendances dans certaines sphères du marché du travail.

Quatre classements différents

Les classements sont calculés en fonction de quatre critères différents qui tous, statistiques à l’appui, ont une influence marquée sur le niveau de bonheur exprimé par les répondants. Ces critères démontrent, hors de tout doute, la valeur et la qualité des employeurs. Ces classements sont présentés en ne mentionnant que les premiers et les derniers.

1) Classement en fonction de l’IRB moyen des répondants par domaine d’emploi.
2) Classement en fonction de l’évaluation des répondants sur le degré d’ouverture de leur employeur face aux nouvelles idées.
3) Classement en fonction de la préoccupation démontrée par les organisations pour améliorer le niveau de bonheur de leurs employés.
4) Classement selon l’évaluation qualitative que les répondants font de leur employeur.

1) Classement selon l'IRB moyen des répondants selon leur domaine d'emploi IRB moyen général (77,30)
1) Tourisme/événements/voyages/loisirs 81,40*
2) Recherche et développement scientifique 80,80*
3) Culture/art/musique/théâtre/divertissement 79,60*
18) Commercial/vente au détail 75,30
19) Immobilier/construction 75,20
20) Fonction publique fédérale 74,40
2A) Classement en fonction de l'évaluation des répondants sur l'ouverture de leur employeur face aux nouvelles idées 26,7% considèrent leur employeur ouvert
1) Technologies de l'information 41%
2) Assurances 35,8%
3) Communautaire/humanitaire/social 33,8%
2B) Classement en fonction de l'évaluation des répondants sur la fermeture de leur employeur face aux nouvelles idées 27,5% considèrent leur employeur + ou - ouvert ou fermé
1) Fonction publique fédérale 43,4%
2) Fonction publique provinciale 36%
3) Transport et distribution 35,1%
3A) Classement en fonction de la préoccupation démontrée par les employeurs pour améliorer le niveau de bonheur de leurs employés 31,8% considèrent que leur employeur se préoccupe passablement du bonheur des employés
1) Assurances 59,9%
2) Technologies de l'information 57,9%
3) Communautaire/humanitaire/social 50,6%
3B) Classement en fonction de la non-préoccupation démontrée par les employeurs pour améliorer le niveau de bonheur de leurs employés 21% considèrent que leur employeur ne se préoccupe pas du tout du bonheur des employés
1) Gestion/administration/dév. économique 42%
2) Fonction publique municipale 32,5%
3) Médias/journalisme/télé/édition 28,2%
4A) Classement des répondants selon qu'ils évaluent leur employeur de bon ou très bon 65% évaluent de bon ou très bon leur employeur
1) Assurances 84,5%
2) Finances/banques 77%
3) Technologies de l'information 76,3%
4B) Classement des répondants selon qu'ils évaluent leur employeur de moyen, médiocre ou mauvais 30% évaluent de moyen, médiocre ou passable leur employeur
1) Gestion/administration/dév. économique 47,8%
2) Fabrication/production/industriel 37,4%
3) Fonction publique provinciale 36,8%

Constats

Malgré qu’il soit difficile de tirer un constat clair des trois domaines d’emplois affichant l’IRB le plus élevé, on peut cependant avancer que les domaines d’emplois qui constituent en soi des passions (voyage/loisir, culture/art et recherche scientifique) pour ceux et celles qui les pratiquent sont légèrement favorables au bonheur, mais votre explication peut valoir celle de l’IRB.

À l’inverse toutefois, les choses apparaissent plus claires. Ainsi, ce n’est pas la première fois que l’on entend dire que les employés de l’état avaient souvent la mine dans les talons et qu’il était parfois difficile de trouver toute la stimulation nécessaire à travers leur travail. La dernière position des fonctionnaires fédéraux et les faibles résultats des fonctionnaires provinciaux et municipaux en sont une preuve additionnelle.

L’immobilier et la construction, avant-dernière position, sont des domaines qui fonctionnent souvent par vague et qui n’assurent pas toujours la stabilité ainsi que la permanence souhaitée.

Finalement, les difficultés de concilier le travail avec la vie privée des personnes qui évoluent dans la vente au détail sont connues, avec des heures d’ouverture toujours plus élargies et des journées de congé qui ne correspondent pas toujours à celles de sa famille ainsi que du reste de la population. La question des salaires, assez bas dans ce domaine, n’aide en rien. La 18e position de ce secteur n’est pas sans ajouter du poids à ces explications.

Les bons et les moins bons

Les trois autres tableaux sont assez évocateurs et ne laissent planer que peu de doutes sur les éléments qui font d’une organisation un bon ou un mauvais employeur. Les domaines de l’assurance, des technologies de l’information et, dans une moindre mesure, du communautaire/humanitaire et social, se détachent du lot et s’échangent les trois premiers rangs pour chacune des catégories. Ces positions vont d’ailleurs dans le sens de résultats d’enquêtes souvent publiées à ce sujet et présentant ces domaines d’emplois comme dynamiques et axés sur le bien-être de leurs employés.

On ne peut malheureusement pas en dire autant de tous les domaines d’emplois. Certains tirent la patte. C’est le cas de tout ce qui s’appelle fonction publique. Qu’il s’agisse du fédéral (IRB le plus bas et 2e employeur le plus fermé), du provincial (employeur le plus fermé, 3e plus mauvais employeur) ou du municipal (2e employeur le moins préoccupé par le bonheur de ses employés), les chiffres démontrent assez clairement la défaillance de ce côté et la difficulté d’instaurer dans ces mégas structures des mécanismes et des méthodes de gestion permettant aux employés de se plaire davantage dans leur milieu de travail et de sentir une plus grande appréciation et reconnaissance de leur travail.

L’étude de l’IRB fait clairement ressortir la rigidité, le conservatisme et la fermeture de ces organisations pour laquelle chaque changement prend l’allure d’une révolution. D’ailleurs, les positions respectives de chacun des trois paliers gouvernementaux pour chacune des questions ne sont jamais loin de la queue du peloton.

L’analyse fait ressortir également le conservatisme déjà connu de domaines plus traditionnels comme le transport, la gestion, l’administration et la fabrication/production. La notion de changement n’est pas très tendance et encore moins lorsqu’il s’agit d’introduire la notion de bonheur au travail dans des organisations avec des cultures davantage masculines, les différentes données démontrant l’impact de ce type de culture sur le niveau de bien-être et de bonheur des employés.

Finalement, il est à noter la faible performance du domaine des médias/journalisme/télé en ce qui à trait à la préoccupation du bonheur de leurs employés. Entreprises, de par leur nature et leurs activités, qui devraient être parmi les plus avant-gardistes, mais qui, dans les faits, ne le sont pas du tout.


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