Montréal et les régions: Deux poids, deux mesures!
Montréal et les régions : Deux poids, deux mesures!
Sur ce sujet, la population est divisée. Ainsi, près de la moitié des répondants (49 %) considèrent que « l'importance accordée à Montréal est démesurée par rapport à celle que l'on accorde aux régions », mais cette croyance atteint 62 % pour les personnes vivant en région alors qu'elle chute à 34 % pour celles vivant à Montréal. C'est un écart qui va presque du simple au double.
Outre la provenance des répondants qui teintent évidemment les réponses, nous constatons que les personnes plus scolarisées et plus fortunées sont moins nombreuses à penser que l'importance accordée à Montréal est démesurée alors que l'inverse est également vrai.
Dans ce contexte, doit-on parler de complexe ou davantage de frustration de la part des gens vivant en région? Ces rivalités métropoles/régions ne datent pas d'hier et ne sont pas uniques au Québec. Pensons à l'aversion des Français vivant en région face aux Parisiens. Il serait intéressant de faire le même exercice, mais cette fois entre Montréal et Toronto.
Favoritisme ou réalisme?
Tout dépend de l'angle par lequel on approche la question, mais les prochaines données fourniront certes de la matière aux récriminations des régions. Ainsi, seulement 14 % des répondants considèrent que « les régions reçoivent en proportion plus d'aide et de support du gouvernement que Montréal » contre 69 % qui n'adhèrent pas à cette affirmation alors que 17 % n'ont pas d'opinion sur le sujet.
Les répondants de Montréal ne sont que 10% plus nombreux (24 %) à penser que les régions reçoivent plus d'aide et de support de la part du gouvernement.
La même tendance observée se répète pour cette question, les personnes plus scolarisées et affichant les revenus les plus élevés sont plus nombreuses à penser que les régions sont favorisées par rapport à Montréal.
Alors, que fait-on? À la blague, je propose une grande manifestation de réconciliation collective et de déclaration d'amour mutuelle entre Montréal et les régions, quelque part à Québec. Pourquoi pas! Après tout, c'est encore la capitale nationale.
Et si on ne sait trop comment faire un « love in » à succès, il y en a certainement à Ottawa qui accepterait le mandat. Plus sérieusement, la dualité Montréal vs régions, si elle apparaît inévitable, doit demeurer plus anecdotique que réelle. Il faut surtout éviter que cette dualité ne devienne une rivalité malsaine et que les fossés s'élargissent avec le temps. Les conséquences seraient alors malheureuses.












