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Conférences de Pierre Côté
Le Bonheur mis a nu

Pas facile, le métier d’infirmière!

Les données de l’IRB-T permettent d’en saisir toute l’étendue.

Les articles sont nombreux. Les associations de soins infirmiers sont unanimes. La pénurie d’infirmières, le vieillissement d’un grand nombre d’entre elles, les longues heures, souvent obligatoires et la difficile tâche d’intéresser et de former des jeunes pour ce  métier exigeant représentent de grands défis qui menacent la qualité de nos soins de santé.

L’IRB s’est penché sur le bonheur des infirmières et particulièrement sur leur bonheur au travail. Grâce au sous-indice récemment créé (IRB-T pour indice de bonheur au travail) et au questionnaire en ligne permettant d’évaluer et d’obtenir son IRB-T, il est maintenant possible de sortir un portrait précis de plusieurs professions, dont celle d’infirmière.

De toute évidence, les infirmières ne sont pas très heureuses au travail si l'on se fie au 399 qui ont rempli le questionnaire. Leur indice de bonheur au travail moyen (IRB-T) se situe à 66,86, soit 6,01 points sous l’IRB-T national (la note pour l'ensemble des 12 703 travailleurs ayant rempli le questionnaire).

Conséquemment, leur niveau de bonheur personnel (IRB) en souffre, ce dernier se situant à 72,53, soit 3,06 points sous la moyenne nationale. Le mal aurait pu être pire ou peut-être, le deviendra t-il.

Avec de telles données, pas surprenant de retrouver les infirmières au 34e rang sur les 44 que comprend le premier palmarès IRB des professions où l’on est le plus heureux. En comparaison les médecins, dans ce même palmarès, figurent bons premiers, tant pour leur niveau de bonheur personnel que celui au travail. Le prochain graphique se veut fort révélateur.

 

Évaluation des cinq facteurs R de bonheur au travail et du sentiment d’appartenance

 

L’écart de l’IRB-T entre les infirmières et les médecins atteint presque 20 points, ce qui apparaît énorme pour deux professions qui évoluent dans un même contexte et qui dépendent l’une de l’autre. Ces données donnent certes une première matière à réflexion.

Les raisons

L’analyse en détail des cinq facteurs R de bonheur au travail pour les infirmières ainsi que leur sentiment d’appartenance nous fournissent l’explication de ces résultats.

Ainsi, les infirmières se réalisent dans leur travail et assument un degré de responsabilisation des plus élevés, mais la reconnaissance est presque absente et le climat de travail est nettement déficient. Il en résulte forcément un sérieux déficit au niveau de leur sentiment d’appartenance. Quant au facteur rémunération, il ne semble pas constituer un facteur déterminant dans l’évaluation du bonheur au travail (IRB-T) des infirmières. Le prochain graphique nous fournit une image claire de la situation.


Évaluation des cinq facteurs R et du sentiment d’appartenance

 Légende

R1 : Réalisation de soi
R2 : Relations de travail
R3 : Reconnaissance
R4 : Responsabilisation
R5 : Rémunération
SA : Sentiment d’appartenance

 

La note de 59,19 pour le facteur reconnaissance se veut l’une des plus faibles parmi l’ensemble des professions recensées jusqu’ici par l’IRB-T. Aussi, il est particulier de constater un écart énorme de 21 points entre la note pour le facteur R3 (reconnaissance) et celle pour le facteur R 4 (Responsabilisation). Alors que les infirmières assument, selon leur propre évaluation, un très fort niveau de responsabilité, elles n’obtiennent aucunement le crédit qui devrait normalement en découler.

Dans un tel contexte, il faut se questionner sur la capacité des gestionnaires à favoriser et  transmettre cette reconnaissance entourant le travail des infirmières. D’ailleurs, la faiblesse du facteur R2 (Relations de travail) nous indique qu’il y a certes une amélioration à apporter à ce chapitre.

À la lumière de ces données, il ne faut pas  se surprendre de la grande faiblesse du sentiment d’appartenance des infirmières face à leur employeur. (-8,32 points sous la moyenne nationale). Cet élément s’ajoute aux autres et ne contribue en rien à la rétention des effectifs ainsi qu’à leur recrutement. Le sentiment d'appartenance est presque toujours corrolé par le facteur reconnaissance. Plus ce dernier est faible, plus le sentiment d'appartenance le sera également. En mots simples, les chiffres disent: Pourquoi démontrer de l'appartenance à mon employeur lorsque ce dernier ne reconnaît pas et ne respecte pas mon travail et sa valeur?

Les infirmières représentent une des parties vitales de notre système de santé et il est triste de constater qu’une de ces parties est si mal en point. À n’en pas douter, des efforts importants doivent être consentis à l’amélioration de la situation des infirmières.


Il est possible, pour toute institution de santé, de procéder au test IRB-T. Les résultats permettront d’obtenir un portrait instantané de leur capital humain, et ce, en fonction de différents segments (type d’emploi, département, etc.). Le test IRB-T fournira également de nombreux comparables, identifiera les forces et les faiblesses et présentera des pistes de solutions pour améliorer ce portrait. Pour en savoir davantage sur l’IRB-T et l’application de ce principe en entreprise, ou pour vous informez sur la conférence "Bonheur et travail, un duo explosif", n’hésitez pas à communiquer avec nous a

info@indicedebonheur.com ou au 418 524-7375.



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