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Profession : Aidant naturel

Que ferons-nous, dans les prochaines années, avec le nombre effarant de personnes âgées, malades, invalides et seules? La société ne pourra à elle seule toutes les prendre en charge, c’est une évidence.

Peu valorisés, peu reconnus et surtout, peu ou pas rémunérés, les aidants naturels deviendront des acteurs de premier plan dans les prochaines années, des acteurs sociaux, humains et surtout méritants.

Les Québécois semblent en parfait accord avec cette vision, car 75 % d’entre eux se disent favorables pour que le travail et l’implication des aidants naturels (la réelle définition de ce mot est à revoir) soient reconnus et rémunérés comme toute autre profession plus officielle. Seulement 6 % s’opposent à cette approche.

Encore les hommes et l’argent

Quels groupes, croyez-vous, sont les moins favorables à octroyer une rémunération aux aidants naturels selon leur niveau d’implication? Les hommes, bien évidemment (68 %) et, encore une fois, les personnes affichant les plus hauts revenus (67 %).

Il est quand même étrange que les personnes (hommes et 80 000$ et plus) qui sont les plus disposés financièrement à prendre en charge un parent ou ami (e) malade ou mourant, mais les moins disposés à le faire au niveau mental et psychologique se montrent, par surcroît, les moins favorables également à payer des personnes pour assumer une responsabilité dont ils se défilent.

On appelle ça de l’égoïsme et de l’individualisme. On pourrait parler également d’un manque de vision et d’un déficit d’empathie et de conscientisation sociale. Malheureusement, cette mentalité est trop répandue au Québec.

Si vous aviez le choix…

Vous l’avez peut-être déjà fait, vous vous apprêtez à en discuter ou c’est une éventualité qui n’est pas encore à l’horizon, mais toutes et tous auront à aborder avec nos parents vieillissants l’endroit où ils voudront finir leurs jours.

Questionnées à ce sujet, les réponses des Québécois sont claires. S’ils avaient le choix, ce serait, et de loin (66 %), près d’eux, dans un endroit annexé à la maison, qui représenterait l’option idéale.

Moins du quart des répondants (22 %) opteraient pour une résidence pour personnes âgées (option qui croît avec les revenus, atteignant 33 % pour les personnes affichant des revenus de 80 000 $ et plus) alors que seulement 6% souhaiteraient qu’ils vivent avec eux, sous le même toit.

Bienvenue dans la société du 21 siècle.

 

 

 

 

 

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