Les relations familiales, çà s'entretient!
Les relations familiales, çà s'entretient!
Même si les familles sont moins nombreuses et que l'amitié se veut de plus en plus un substitut à cette réalité, la cellule familiale demeure néanmoins au cur de nos vies ainsi qu'un élément essentiel dans notre quête du bonheur. Sans vous assommer avec une multitude de chiffres et de statistiques, nous devons tout de même faire ressortir les plus significatifs.
«Tissés serrés» comme on dit.
Le fait d'entretenir des liens serrés avec les membres de sa famille rapprochée (père, mère, frères et surs) s'avère définitivement favorable dans la recherche du bonheur alors que le contraire agit à l'opposé. Au Québec, nous sommes nombreux à entretenir des liens étroits.
| 65% entretiennent des liens étroits avec leur famille | IRB moyen de 81,00 |
| 28% entretiennent des liens plus ou moins étroits avec leur famille | IRB moyen de 73,80 |
| 7% n'entretiennent pas de liens étroits avec leur famille | IRB moyen de 71,40 |
À l'opposé, le fait d'avoir des relations tendues avec un ou des membres de sa famille, incluant la belle famille, qui refroidissent et affectent l'ensemble des relations familiales joue également un rôle dans l'évaluation de son niveau de bonheur, mais de façon nettement négative. Ainsi, l'IRB moyen des personnes qui n'ont pas de relations tendues (59%) se situe à 79,90 alors qu'il chute à 73,70 pour les 18% de personnes qui avouent avoir des relations difficiles avec un ou des membre de leur famille.
Si la famille est la plupart du temps un foyer d'amour, elle peut devenir également une source aigue de discorde. Les chicanes familiales, par la proximité des liens qui existent entre les personnes concernées, sont souvent passionnelles et fortement émotives. Elles rejaillissent sur les autres membres de la famille et, par le fait même, affectent leur niveau de bonheur.
Garder un contact fréquent
L'étude nous apprend également que la fréquence des contacts avec ses parents, qu'il s'agisse d'appels téléphoniques, de courriels ou de rencontres, contribue au bonheur de ceux et celles qui ont cette habitude. En fait, le lien est directement proportionnel et l'écart est de plus de 10 points entre l'IRB moyen de ceux qui ont un contact quotidien avec leurs parents versus celui des personnes qui n'en n'ont jamais.
| Contact à tous les jours avec leurs parents (26%) | IRB moyen de 80,60 |
| Contact à toutes les semaines avec leurs parents (47%) | IRB moyen de 79,30 |
| Contact quelques fois par mois avec leurs parents (17%) | IRB moyen de 75,80 |
| Contact quelques fois par année avec leurs parents (6%) | IRB moyen de 71,40 |
| Aucun contact avec leurs parents (2%) | IRB moyen de 70,40 |
À la lumière de ces données, la fréquence des contacts semble un indicateur du type de relation que l'on entretient avec ses parents et démontre bien l'influence du rapport de proximité. Dans ce contexte, Bell aurait avantage à ressortir un des slogans qui a fait sa marque : «La distance n'a plus d'importance».
La même dynamique s'observe quant à la fréquence des visites que l'on fait à ses parents, les personnes les visitant sur une base fréquente (plusieurs fois par mois) affichant un IRB moyen de 80,40 vs 68,60 pour celles qui ne les visitent qu'annuellement (une fois et moins par année).
Il est également intéressant de noter que la fréquence des contacts avec ses parents est inversement proportionnelle avec le niveau de scolarité et les revenus des répondants. Le tableau qui suit illustre bien le phénomène.

Contacts quotidiens (courriel ou téléphone) et visites fréquentes
(plusieurs fois par mois) à ses parents en fonction des revenus
Peut-on associer ce constat au fait que les gens plus scolarisés et plus fortunés sont plus occupés, plus sollicités et plus individualistes et, par le fait même, ont moins de temps à consacrer à leurs parents ou, au contraire, que les gens moins scolarisés et moins fortunés ont plus de temps libres, sont plus traditionnels et ont un plus grand besoin de rester en contact fréquents avec leurs parents ?
C'est un beau débat, mais les chiffres mentent rarement. Au fil des 15 enquêtes réalisées par l'IRB, il apparaît clair qu'un certain détachement face aux valeurs traditionnelles, le besoin d'autonomie et d'indépendance, la confiance en soi, le niveau d'intérêt pour toutes les choses qui nous entourent et qui composent la société dans laquelle nous vivons et un plus grand propension à l'individulaisme sont nettement plus forts chez les personnes affichant un niveau de scolarité ainsi que des revenus plus élevés. En ce sens, les relations familiales, sans être laissées de côté, occupent une moins grande importance pour ces personnes.
Alors, est-il besoin d'insister davantage pour démontrer toute l'importance et l'influence sur le bonheur de développer et conserver des liens étroits avec ses parents et les membres de sa famille?











